
Voici un autre poème issu d'atelier d'écriture. Cependant, celui-ci date de quelques mois déjà, mais je ne le trouvais pas vraiment à mon goût et j'avais beau tenter de modifier des phrases, ça ne donnait jamais quelque chose qui me plaisait vraiment, alors je me suis dit que je le mettrais tel qu'il est maintenant et que vous me diriez bien ce que vous en pensez, ne vous gênez pas pour faire des critiques constructives (inutile de me dire que vous trouvez ça nul à chier, ça ne m'aidera pas à l'améliorer! :P) Donc, suffit l'auto-flagellation (hein Geneviève! ;P)! Ce poème est en fait un pastiche d'un poème d'une excellente auteure cubaine que je vous invite fortement à googler! Son nom est Zoé Valdés et elle écrit des poèmes magnifiques! Ici j'ai pastiché, soit modifié le texte en conservant la nature des mots (un nom est remplacé par un nom, un adjectif par un adjectif etc.). Donc voilà, bonne lecture !
Portrait de la femme qui ne sait que faire de sa vie (par Zoé Valdés)
Quelle tristesse que d’être nerveuse comme aujourd’hui
sans les pommes qu’Ève aurait pu dévorer
tout ce que j’ai fait était si banal
si capricieusement ordinaire.
Mes vêtements ne dissimulent pas les ossements
d’antiques accoucheuses.
Dans mon ventre des générations se sont succédé
mortes de mort précoce et paisible
cependant dolente dans les jardins
j’ai déploré le venin des fleurs.
J’ai des relations merveilleuses avec les étoiles
et je me souffle à l’oreille un mot essentiel :
tu es une femme.
Je me vois floue dans les contrées du rêve
quand on crie je reste sans réaction
car je suis un être en apparence distrait
mais sous mon épiderme rôde l’inquiétude des chats.
Étrange sensation que de se sentir un animal
et de reconnaître que nous sommes un dessin bâclé de la nature.
Je n’ai pas honte de crouler sous les doutes
et j’ai tenté de me noyer dans la mer par une fière journée.
J’ai joué avec les maladies
Et quand je tousse trop je suis la consolation de l’hypocondrie.
Mais si meurt un ami je déchire ma vie dans mon miroir.
Aimer, c’est me secouer le visage
écrire pendant des heures des nuits entières
toi comme il n’en existe aucun autre sur aucune planète
homme imaginaire lentement destiné
quand tu arriveras serais-je vieille et ennuyeuse ?
Devant cet inventaire je suis surprise par l’indécence
des destins superflus et des triomphes malvenus.
Quelle tristesse d’être là non conforme
amulette perdue de guerriers médiévaux .
Quelle tristesse d’avoir son café froid
et encore moins le temps pour le dessein de la vie. »
Et maintenant voici mon pastiche de cette oeuvre :
Visage de la femme qui ne veut que rêver son existence (par Roxane)
Quelle mélancolie que d’aimer admirablement comme hier
avec des vers que Tendresse aurait dû écrire
tout ce que j’ai donné était si viscéral
si paresseusement éclatant.
Mes yeux ne disent pas les poèmes
d’authentiques tristesses
dans mon esprit des anciens se sont émus
jours de nuits violentes et secrètes
toutefois lumineuses dans ses passions
j’ai pleuré le poison des rêves.
Je vis des jours divins avec mes anges
et j’expie par les larmes une douleur chimérique :
je suis une femme.
Je m’imagine estompée dans les cieux du rêve
quand on vit je gis sans émotion
car je suis une femme en vérité absente
mais sous ma carapace s’insinue un souffle de réalité.
Agréable pincement que de me sentir en vie
et de réaliser que je suis un destin incomplété du rêve.
Je n’ai pas envie de crouler sous les inconstances
et j’ai voulu m’enivrer par mes sens dans une matinée glauque.
J’ai bégayé avec mes mains
Et quand j’hésite trop je suis la torture de la sensualité.
Mais si échoue ma vie je détruis mon âme par mes délires.
Respirer, c’est me vendre à la lune
boire pendant des heures des bouteilles d’étoiles
celles comme il n’en brille aucune autre dans aucun azur
éclat candide insensiblement consommé
quand je me réveillerai seras-tu vieux et fané ?
Devant ces hommes, je suis désemparée par l’indécence
des illusions poétiques et des baisers fabriqués.
Quelle mélancolie d’être là femme
couronne vendue d’un roi onirique.
Quelle mélancolie de voir son lyrisme voilé
et encore moins le temps pour l’art de l’utopie.
Image : Femme fleur, par Christine Coscioli, une artiste que je viens de découvrir, je vous invite fortement, encore une fois, à aller voir son site web, elle fait des choses extraordinaires! www.christine-coscioli.com